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corniche de tamaris - Page 9

  • Les pages du ciel.

    Lundi. Matin. Un ciel qui aurait pu attirer l’attention de Turner, car il est bien jaune là où le soleil se lève.
    Mardi. Soir. Au début de la plage de Bonnegrâce, les galets gris se reflètent encore dans l’eau. Mais au bout, ils sont sagement endormis et la mer a cessé de brasiller : elle se détourne de la berge et va, loin, très loin, s’étirer dans le sillon du soleil. Pour habituer les yeux à l’obscurité prochaine, des nuages plus sombres que la mer mais plus clairs que la nuit s’étalent dans un sens puis dans un autre, comme un peintre fait aller et venir son pinceau pour recouvrir tout le haut de sa toile.
    Mercredi. Matin. Tamaris. Entre la mer et le ciel, des violets multiples. Des nuages à foison : des plats, des ronds, des larges, des effilochés, des bourgeonnants, des tout proche, des tout loin. On pourrait piocher dans les noms savants dont on se souvient – cumulonimbus, cirrus, cumulus – mais on ne sait plus trop qui est qui dans ce vaste univers. Sont-ils en train de se disputer la place ? En cette saison, de ce côté-ci de la corniche, il y a toujours des nuages dans le ciel, le matin. Mais quand vient la belle saison, l’azur est impeccablement repassé.
    Jeudi. Nuit. Lune ronde dans ce Bleu de Prusse incomparable. On avait appris enfant que cette lumière autour d’elle s’appelait un « halo ». C’est un des mots qu’on préfère encore.
    Vendredi. Ceux qui, parmi les nuages, s’effilochent le plus, ce sont les cirrus. Ils sont hauts. Lointains. Indifférents peut-être. Statiques aujourd’hui : on les observe un long moment puis on leur préfère le souvenir du nuage en forme de coussin bien moelleux qui coiffait le Coudon la veille.
    Samedi. Ciel d’un matin plus tardif. Tout est en place : l’azur, le soleil. Pas de nuages. Sans doute en fin d’après-midi précèderont-ils l’allumage de la Lune : elle est souvent là, en fait, quand il fait jour, quasi-translucide pour plus de discrétion.

  • Moisson : la dernière journée de vacances.

    Le matin très tôt, se baigner aux Sablettes.
    Au retour, étendre la lessive.
    En bateau, aller faire le marché au Cours Lafayette : haricots verts, courgettes, tomates, aubergines, basilic, pommes de terre, ciboulette, salades, mirabelles et quetsches, ail et échalottes, lieu noir, cabillaud, pain, fleurs. Choisir une jolie laine blanche, très douce, Any Blatt pour un projet commun de tricot au joli magasin Maille à Partir.
    Retraverser la rade.
    Prendre le courrier.
    Déjeuner tranquillement et servir le café dans les jolies tasses bleues ramenées de l’Hôtel de Caumont en regardant les infos à la télé.
    Respecter scrupuleusement le moment de la sieste.
    Plier le linge.
    En début de soirée, marcher : longer la corniche de Tamaris, prendre à droite vers Mar Vivo, la Vernette, la Verne, et arriver à Fabrégas ; grignoter et boire ; repartir et rentrer au crépuscule.
    Arroser.
    Lire.